mardi 27 février 2007

Comment calmer un élève turbulent?

En lui coupant la langue avec des ciseaux. Une méthode "un peu" radicale, utilisée par une enseignante italienne... C'est sûr que ça a dû bien calmer le môme de 7 ans...
On va devoir interdire l'utilisation de ciseaux par les instituteurs... En France, certains hommes politiques veulent mettre des policiers dans les écoles. Je comprends pourquoi : pour arrêter rapidement les profs qui pètent les plombs !

Tout le monde se pacte

Pacte écologique (de Nicolas Hulot), pacte "social et citoyen" (d'AC le feu), pacte sur la condition pénitentiaire (de l'Observatoire international des prisons et autres assocs)... Les candidats à l'élection présidentielle n'arrêtent pas de signer des "pactes". C'est à savoir quel candidat en aura signé le plus pendant la campagne !
On a vraiment l'impression d'être dans une société où si tu n'as pas signé un "pacte", les gens ne te feront pas confiance. C'est comme dans l'émission d'Arlette Chabot, sur France 2, "A vous de juger", où les candidats doivent signer un cahier à la fin avec cinq propositions qu'ils s'engagent à tenir. Bien sûr ça fait "attestation sur l'honneur", vrai engagement. Mais s'il faut cela pour que les politiques se sentent engagés et concernés par les problèmes de société, ça ne donne pas une grande image de la politique... Alors c'est sûr le fait de signer incite à respecter ses engagements, mais moi je demande à voir si, dans les faits, le futur ou la future président(e) de la République va respecter tout ce qu'il a signé... Ca reste surtout un moyen de se faire bien voir. D'autant plus que lesdits pactes restent souvent des catalogues de bonnes intentions.
Et mention spéciale à Ségolène Royal, LA spécialiste ès pactes : elle ajoute le "pacte présidentiel". (Auquel j'ajoute un "pacte de non agression" avec le Mouvement républicain et citoyen de JP Chevènement et le Parti des radicaux de gauche de JM Baylet.)

Je vais peut-être préparer un pacte moi aussi après tout. Le thème? Que les candidats s'engagent à ne promettre que ce qu'ils sont sûrs de pouvoir faire...

lundi 26 février 2007

Titkellem bil-Malti?

Se nqghod gimgha ir-rebbiegha gewwa Malta.
Ca en jette, non? Si vous voulez apprendre un peu de Maltais, c'est ...

dimanche 25 février 2007

Le Dieu des fourmis et des étoiles a parlé...

Deuxième jour de la convention présidentielle du FN à Lille. Au programme : le discours de jean-Marie Le Pen.

Un écran géant. Un petit clip avec des avions de chasse qui parcourent la France, laissant derrière eux des traînées bleu-blanc-rouge. Il va arriver. La salle applaudit. Une transe collective. Ca me file la chair de poule. Comme à un concert juste avant que la star arrive? Pas vraiment. Là, c'est plutôt "qu'est-ce que je fais là au milieu de tous ces gens qui acclament Jean-Marie Le Pen et n'ont que lui comme espoir?". J'ai mon badge "Presse", tout va bien. Mais j'ai limite une boule dans la gorge. Il arrive. Et il attaque fort : il accuse P. de V. d'insulter des maires qui préfèrent parrainer le candidat du Front national. "Bouhhhhhh". Rien de tel pour galvaniser une salle déjà toute ralliée à sa cause. Victime, complot, tout ce qu'il aime. Et tout ce qui l'aide. Ca fait partie de la stratégie, lui qui rejette la politique politicienne. Il les a sans doute ses signatures, mais c'est quand même moins drôle de ne pas pouvoir se plaindre. Et ce n'est qu'un début.
Egal à lui-même, Jean-Marie Le Pen dénonce "l'altesse royale des Charentes", "Nicolas qui court, court, et nous attend au coin du bois", et "Bayrou, un Tartuffe dans le rôle de D'Artagnan". Jean-Marie Le Pen est un comique, un showman. Enfin il essaye. Même s'il n'a pas l'air aussi dynamique qu'avant. Il reste bien sage derrière son pupitre transparent. Je me souviens d'images "d'avant" où il se baladait sur la scène, sans papier. Plus virulent. Rien à voir ici. Il faut dire que c'est sérieux une convention présidentielle avec des dizaines de caméras braquées sur lui. Pas moyen de fanfaronner comme avant, quand il n'attirait pas les foules médiatiques. Il faut faire sérieux, quand on veut faire aussi bien, voire mieux, qu'en 2002. Je m'attendais à ce qu'il soit plus impressionnant. Un peu vieux, un peu usé, un peu fatigué sans doute. A 78 ans, en même temps c'est normal. Il bute sur certains mots. C'est peut-être un problème de lunettes. En attendant, la chancelière allemande est devenue "Angela Markel". Pas sympa de ne pas bien prononcer le nom de son éventuelle future partenaire diplomatique!
Quand ses adversaires diffusent des "massages", lui diffuse des "messages". Il a toujours le mot pour rire, décidément. Et ça ne rate pas. Les applaudissements en témoignent. Premier message :"réveillez-vous!" (quand ses "adversaires disent relaxez-vous"). Et la salle en redemande. "Le Pen président". Il veut combattre les "tsunamis invisibles" (très fort sur l'oxymore) : l'agriculture qui décline et qu'on doit redresser avec un "plan Marshall des campagnes", le vieillissement de la population, l'arrivée de l'ordinateur quantique (avec des protons, des ions,... bref des trucs qui parlent à tout le monde...) et le capitalisme financier planétaire. Il se veut le candidat du peuple, des petits, des sans-voix. Il aime les "Français de souche et d'ailleurs" (C'est où "souche" d'ailleurs?).
Et là il s'égare. Hop il compare la France à Alice au pays des merveilles, car elle est perdue... Et puis il parle du dieu des fourmis et des étoiles... La politique est bien loin parfois... On peut même dire qu'il déraille un peu. Jean-Marie le Pen deviendrait-il gâteux? A son âge, ça pourrait arriver... Et il surenchérit en parlant des moutons qui réussissent à manger des pousses de genêts en Sicile, même quand l'Etna a déversé des litres de lave. Ca va loin. Très loin. Mais là encore il y a un message : c'est toujours la vie qui gagne (un petit message subliminal contre l'avortement et l'euthanasie?). "Vive la vie, je suis le candidat de la vie" (à quand un candidat de la mort?).
JMLP galvanise son audience en faisant des bons mots, des belles métaphores. Mais à part ça? Non à Bruxelles, non à l'immigration, non aux politiques "déguisés en premiers communiants [...] alors qu'ils sont tous responsables, tous coupables" (bouhhhhhh de l'assistance). Mais encore? Pas grand chose à vrai dire. C'est maigre pour quelqu'un qui se rêve Président le 6 mai 2007... Mais comme il dit, l'élection présidentielle ça n'est pas pour parler du programme du gouvernement... Soit... Jouer sur les peurs des gens ça va bien deux minutes. Mais ça sonne un peu creux tout ça.
En attendant, les drapeaux flottent. Des bleu-blanc-rouge bien sûr. Et un drapeau jaune avec un lion noir. Le drapeau flamand. Les "amis" du Vlaams Belang - le parti d'extrême-droite flamand - sont venus voir le pape de l'extrême-droite française.

Bilan : Une heure de discours. Des cris, des applaudissements. Des confettis. Puis les larmes de sa femme Jany qui le rejoint sur scène et lui dit "c'était magnifique". Mwais.
Et le meilleur pour la fin : la Marseillaise. La chair de poule est revenue. C'est bizarre de se trouver au milieu d'une salle qui vibre à ce point là. Tous ces gens qui adhèrent pleinement, viscéralement presque. Et moi, et moi, et moi. Qui reste perplexe, surprise d'un tel engouement pour le candidat frontiste. Heureusement, j'ai mon badge. C'est mon rempart contre cette atmosphère pesante. Je suis là pour quelque chose. Sur l'écran géant les avions de chasse finissent leur course dans la cour de l'Elysée. Moi, je n'ai pas du tout eu envie de chanter.

Epilogue : avant de sortir, on vous invite à donner de l'argent. Pas avec une urne, un chapeau, ou je ne sais quoi. Non avec dix militants qui tiennent un drapeau français de plusieurs mètres de long dans lequel les gens jettent des billets, parfois de 50 euros. "Pour la patrie, pour la nation"

Village Olivier

samedi 24 février 2007

Week-end frontiste à Lille

10H, Grand Palais, Lille. Au programme : la convention présidentielle du Front national. Tout le monde est badgé. Presse, Participant, Organisation. Armée de mon badge "Presse" je me sens plus à l'aise. Le problème, c'est que le badge a tendance à se retourner. Alors je surveille, je le remets en place. Mais parfois il se rebelle. "Vous êtes une jeune frontiste?". Vite je le remets à l'endroit. "Non je suis journaliste". C'est vrai, après tout ça n'est pas marqué sur mon front que je ne suis pas militante d'extrême droite. Comme tout le monde, j'ai eu droit à ma besace rouge pleine de papiers du FN. Et comme il y a de tout dans ce meeting, évidemment, les gens jaugent les badges. Des personnes pas toutes jeunes, des tout jeunes avec leur T-shirt "Le Pen président", des bombasses trop classes en tailleur, des costards-cravates, des gens un peu moins classes, des skinheads. De tout, quoi. Et moi, et moi, et moi. Et une horde de journalistes. Français, Canadiens, Anglais. Et puis Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, Carl Lang, Bruno Gollnish. Tout le monde est là.
Direction l'atelier "Propagande" pour prendre le pouls de la campagne. "Propagande". Oui c'est l'expression consacrée chez les frontistes. "On ne va pas se mentir, c'est de la propagande la politique. Tous les autres partis parlent de communication politique mais ce n'est ni plus ni moins de la propagande". Et oui, le FN c'est le seul parti qui ose appeler un chat un chat. La bonne vieille rhétorique du "les politiques vous mentent, sauf Jean-Marie Le Pen".
Ca parle affiches, autocollants, cartes postales, pots de colle. Et ça parle stratégie. "On fait la campagne de la tortue". Comprenez : un début de tractage et d'affichage depuis avril 2006. C'est pas des rigolos au FN. "Et on continue à monter en puissance". Déjà 12 millions de documents distribués et affichés. Ca en jette, il n'y a pas à dire. Et puis il y a aussi les gadgets : t-shirts, casquettes, stylos, briquets bien sûr. Mais aussi bracelets, porte-téléphones portables, serviettes, mugs. La totale. Sans oublier les livres sur la guerre d'Algérie, sur le "vrai" Mitterrand, sur le non à la repentance post-coloniale... Le Front national dans toute sa splendeur.
Et puis les militants bien sûr. Tous convaincus d'être dans le vrai. Parfois un peu vulgaires. "Dites mademoiselle, mon ami a roté, ça vous choque?" Classe.

mercredi 21 février 2007

Amis des grosses têtes, bonsoir...

"Je constate, qu’alors que Nicolas Sarkozy pratique l’ouverture, François Bayrou pratique la fermeture éclair."

André Santini.

lundi 19 février 2007

J'ai une question à vous poser...

Madame Royal, moi aussi j'ai une question à vous poser. Non, en fait, j'en aurais plusieurs mais une seule suffira pour ce soir. Doubler l'allocation de rentrée scolaire est une bien belle idée. Mais en tant que mère de quatre enfants, ne vous est-il pas venu à l'idée que plus de cinq cents euros c'est un peu too much pour un enfant qui rentre au CP? Au CP toutes les fournitures scolaires sont gratuites me semble-t-il? Ou alors ça a bien changé par rapport à mon époque... Alors qu'au lycée, chacun paye ses fournitures, et même ses livres (sauf là où les conseils régionaux sont généreux, j'en conviens). Plutôt que de doubler cette somme pour tout le monde (enfin pour ceux qui y ont droit bien sûr), ne serait-il pas plus intelligent de mieux répartir cette somme? Quel point commun y-at'il entre le coût d'une rentrée en primaire et le coût d'une rentrée au lycée?
Déjà avec la somme actuelle on pouvait se demander quelle était la cohérence d'accorder autant à chaque niveau scolaire mais en la doublant, là je ne comprends plus... La logique n'est-elle pas de donner plus à ceux qui ont le plus de besoins?

(A cette heure où on parle d'équité pour les temps de parole des candidats, je me dis que l'équité pour cette allocation serait la bienvenue. Ah pardon, c'est vrai, dès que la campagne électorale commence, on doit respecter la stricte égalité.)


Je ne poserai donc qu'une question : est-ce "juste"?

jeudi 15 février 2007

Le journalisme n'est pas mort !!

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 76% des Français "disent suivre l'actualité avec intérêt, chiffre supérieur de 3 points à la moyenne des vingt dernières années". Ouf, nous sommes sauvés! Tous les résultats du sondage TNS-Sofres pour La Croix ici.

mercredi 14 février 2007

Campanet

Pour ceux qui veulent se pencher sur le thème à la mode "Internet et la présidentielle", voilà un site très pointu avec des schémas, des camemberts, des classifications selon les partis... bref la totale. Tout, tout, vous saurez tout sur qui mène la danse virtuelle. (And the winner is... l'UDF avec le plus de sites à la gloire de FB!)

lundi 12 février 2007

Des Européennes pas toutes logées à la même enseigne

11 février 2007 : le Portugal se prononce en faveur de la dépénalisation de l’avortement. A 59, 3%. Mais avec une faible participation. 43,6% des électeurs. Pour la deuxième fois en moins de dix ans le résultat du référendum sur cette question doit être annulé. En 1998, le gouvernement a déjà posé la même question au peuple. Le « non » avait gagné… parmi les 32% de Portugais qui s’étaient exprimés. Cette fois donc, le oui gagne mais ça n’est pas encore assez. Décidément. Mais le premier ministre socialiste, José Socrates va passer par la voie législative pour appliquer cette mesure. Sinon, le Portugal risque de ne jamais y arriver. Le but : lutter contre l’avortement clandestin. Car il ne faut pas se voiler la face. Toléré ou pas, l’avortement est pratiqué. Alors autant faire ça dans les règles non?
Si l’Interruption volontaire de grossesse est « rentrée dans les mœurs » françaises depuis une trentaine d’années, c’est bien loin d’être le cas chez tous nos voisins. Pour une fois, la France fait partie des premiers de la classe en matière de progressisme. Avec l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la République Tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Dans ces pays – un peu plus de la moitié de l’UE - on peut, pour ainsi dire, avorter sans raison particulière. Liberté totale pour les femmes. Droit de disposer de son corps. Et cætera.
Et chez les autres alors ? Plusieurs cas de figures. Les « oui mais avec modération » d’abord. L’Allemagne, par exemple, où l’avortement est « légalement illégal ». Oui je sais, tout ça n’est pas très clair. En somme, la loi ne permet pas l’avortement « pour convenance » mais le tolère en cas de viol, sur indications médicales et même sur demande parfois. Au final, c’est donc pareil qu’en France, mais sans vraiment l’assumer. Et dans cette même catégorie des « oui mais ça doit être justifié » : l’Angleterre, Chypre, l’Espagne, la Finlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède. Chaque pays a ses conditions : viol, indications médicales et/ou sociales, risque fœtal. Et les délais pour avorter varient. En aucun cas le bon (ou mauvais) vouloir de la femme n’est une raison suffisante pour interrompre une grossesse dans ces Etats.
Reste donc trois pays très sévères. L’Irlande, où l’avortement est tout simplement interdit. Sauf en cas de risque mortel pour la femme (on inclut même le suicide !). Et le pays européen le moins tolérant sur ce thème est sans doute Malte, et de loin. C’est vrai que sur cette question (et sur d’autres) on ne rigole pas avec la morale catholique. Je peux en parler, j’ai vécu là-bas pendant sept mois. C’est le seul pays de l’Union où l’avortement est tout simplement illégal et ne tolère aucune dérogation. Absolument aucune. Aucune pitié pour les femmes violées, celles qui ne peuvent pas assumer la naissance d’un enfant ou encore celles qui mettent leur vie en danger rien qu’en étant enceintes. Les femmes qui avortent malgré tout, si possible dans la clandestinité bien sûr, sont traînées en justice, si elles sont démasquées. Et même quand elles commettent ce « crime » en dehors de l’Etat. Je m’explique : comme chacun sait (enfin plus ou moins !), Malte est une île, et des bateaux-cliniques italiens font régulièrement le tour du pays - en dehors des eaux territoriales bien sûr – pour pratiquer des IVG aux femmes qui le souhaitent. Cet acte n’est donc pas commis dans le pays, mais est tout de même passible de poursuites si ça arrive aux oreilles des autorités. La tolérance zéro on a dit.
Et le petit pays n’est pas près d’évoluer dans ce domaine : en négociant son entrée dans l’Union européenne, Malte a exigé un protocole spécial lui permettant de maintenir cette législation en toutes circonstances. En matière d’IVG, aucun traité européen ne sera jamais supérieur au droit maltais ! Une dérogation plutôt exceptionnelle !
Et puis il reste le 27ème membre de la grande famille européenne. Celui qui fait le chemin inverse du Portugal et veut peut-être copier le « modèle » maltais. C’est la Pologne. Du temps du régime communiste l’avortement était un droit. Aujourd’hui, seules les femmes dont la grossesse menace leur santé et les victimes de viol ont le droit d’avorter. Ca ressemble à l’école « oui mais pas trop » que j’ai évoquée plus haut. Sauf que la tendance ultra-conservatrice - bien aidée par l’influence de l’Eglise catholique sur les dirigeants actuels – favorise la quasi-interdiction de l’avortement, même dans ces circonstances délicates.

Qui a parlé d’harmonisation européenne ?

vendredi 9 février 2007

Johnny va payer

Johnny Hallyday a du souci à se faire : Dominique Strauss-Kahn a proposé à Ségolène Royal que les expatriés payent "une contribution citoyenne" à la France alors qu'ils habitent à l'étranger. Après l'impôt sur le revenu, l'ISF... voici l'impôt sur la nationalité.
"Les trois parlementaires souhaitent «mettre en place un impôt citoyen pour ceux qui se disent Français mais finalement (qui) n’ont plus de français que le nom parce qu’ils quittent le pays et qu’ils quittent l’ensemble de la vie collective», a précisé DSK. Cette contribution serait payée par «tous les Français même lorsqu’ils ont décidé de délocaliser tout leur argent à l’extérieur». Le PS par cette mesure pourrait mieux lutter «contre cette manière de se désintéresser de ce qu’est la France quand on est Français»."
(Libération)

Si on a "quitté la vie collective" française, je ne sais pas si c'est très juste de contribuer financièrement à cette même vie collective... dont on ne bénéficie pas. C'est sans doute un bon moyen pour décourager la fuite des capitaux français mais bon... C'est sûr on a beaucoup d'évadés fiscaux et beaucoup d'expats sont très aisés financièrement, mais ce n'est pas pour cela que leur nationalité doit rimer avec payer-sans-profiter. Et ceux, de plus en plus nombreux, qui s'exilent juste pour trouver un travail que la "nation" ne leur offrait pas? Ils vont apprécier à mon avis...
D'habitude je suis plutôt favorable aux idées de DSK mais là, sur ce point précis, je me demande si c'est une bonne idée. Ou alors c'est un coup bas pour faire trébucher Ségo?

En 2002, les Français de l'étranger se sont abstenus à presque 60%. Si cette proposition de mesure est confirmée par Ségolène Royal dimanche, il y a fort à parier que ce taux va diminuer car les expats seront concernés par un programme présidentiel. Pour une fois (!)

jeudi 8 février 2007

A quand la drague du côté de Lutte ouvrière?

Décidément Nicolas Sarkozy chasse à gauche. Après avoir cité à plusieurs reprises Léon Blum et Jean Jaurès, après avoir défendu les ouvriers "trop longtemps oubliés de la gauche" et après avoir reçu le soutien de Roger Hanin (pourtant communiste) et de Bernard Tapie (pourtant radical de gauche), Sarkozy se met à courtiser Basile Boli. Il a chargé l'ancien footballeur de l'OM d'une "grande mission" : incarner la France multiple que le candidat veut représenter. Pourtant, il n'y a pas si longtemps Arnaud Montebourg avait lancé l'idée que le même Basile Boli - "dont on connaît la sensibilité de gauche" - soit candidat aux législatives dans l'Yonne sous les couleurs PS et en tant que "minorité visible".
Finalement l'affaire n'est pas allée plus loin. Et hop, Sarkozy a récupéré Basile. Décidément, il veut ratisser de la droite extrême jusqu'à la gauche - électeurs, figures médiatiques, hommes politiques...- et récupérer tout ce qui passe et qui ne se reconnaît pas dans la candidate socialiste. Que Ségolène Royal se méfie : Nicolas Sarkozy va finir par lui piquer "son" Parti et peut-être même son compagnon.

mercredi 7 février 2007

Lot de consolation

J'avais déjà mis sur ce blog une vidéo à la "gloire" de Nicolas Sarkozy, et bien aujourd'hui voici celle à la gloire de François Bayrou.

K Bayrou
envoyé par FanofFB

Charlibération, bonne idée mais...

Hier, je regarde le Soir 3 de Marie Drucker. Philippe Val, directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, est là. Il est invité pour parler du procès qui se tient aujourd'hui à propos des caricatures de Mahomet parues dans le journal satirique. Libé, solidaire, a laissé Philippe Val être le rédacteur en chef du quotidien pour une journée, à grands renforts de caricatures.
En voilà une idée qu'elle est bonne. C'est bon pour défendre la liberté d'expression, pour soutenir les petits camarades, et aussi pour booster un peu les ventes de Libé. Je me dis qu'il faut absolument que j'achète ce numéro de Libé (non, comme tout le monde je ne l'achète pas tous les jours...).
Bref, le coeur vaillant, je vais dans un premier kiosque : pas de Libé. Bon, au suivant : pas de Libé non plus. C'est louche et ça sent le roussi. Tout le monde a dû avoir la même idée que moi. Tant mieux pour Libé. Un troisième essai quand même : pas de Libé non plus. A tout hasard je demande à la marchande : "ne cherchez pas, j'en ai eu trois exemplaires aujourd'hui, pas un de plus". Un autre diffuseur est là, prêt à acheter des exemplaires à sa collègue-concurrente. Mais rien à faire, quand y'en a plus, y'en a plus. Zut !
La vendeuse m'explique que c'est toujours fluctuant, "parfois j'en ai un exemplaire, parfois trois, parfois plus et aujourd'hui tout le monde en veut mais je ne peux rien faire". Alors c'est vraiment la blague de la semaine : Libé est en crise quand même (même si Laurent Joffrin a tendance à dire que la crise est passée) et là ils peuvent faire un gros coup et augmenter leurs ventes, et bien non pas plus de Libé en circulation. C'est bête. Le jour où les gens réclament Libé! Très mauvais coup marketing.
Aujourd'hui, ils ont perdu pas mal de clients potentiels qui voulaient ce numéro collector. Tant pis pour eux, et pour moi (mais moins que pour eux !), je ne vais quand même pas faire tous les kiosques de Lille exprès. Surtout pour essuyer un échec à chaque fois.

mardi 6 février 2007

Au pays des collants pour hommes


Messieurs,
Beaucoup d'entre vous ont profité des carnavals pour se déguiser en femmes (même si c'est rarement avec goût !), à grands renforts de jupes, d'oranges dans le soutien-gorge, de perruques, de talons, de sacs à main... et bien sûr de collants ! Le grand fantasme d'être femme pour quelques heures, de pouvoir avoir des vêtements plus originaux, de se maquiller (Remarquez, Brian Molko se maquille sans pour autant vouloir se grimer en femme),... bref "d'être" une femme tout simplement.
Et bien grâce à un fabricant de Saône-et-Loire, Gerbe ,(en Bourgogne, on n'a pas de pétrole mais on a des idées) vous pourrez arborer en toute sérénité des collants et bas faits pour vous. Après les jupes pour hommes - qui n'ont pas rencontré leur clientèle puisqu'on croise rarement des hommes en jupes (à part Jean-paul Gaultier à la télé, et encore c'est souvent des kilts donc ça ne compte pas)- voici donc les bas nylon masculins. A partir de mars, messieurs, vous aurez des collants et mi-bas "exclusivement réservés" à la clientèle masculine.
Vous n'êtes pas convaincus? Mais si, voyons, il y en aura pour tous les goûts : "décontracté", "citadin", "confort et bien-être" pour "répondre à la demande croissante de la clientèle masculine". Le tout version opaque, voile ou satin. Sans oublier un éventail de tailles élargi et une "ouverture transversale".
En revanche, si vous vous attendez à des couleurs, des rayures, des pois, des résilles, bref au collant dans toute sa splendeur... vous risquez d'être déçus.
Après tout les femmes mettent bien des vêtements d'hommes... Mais juste une question : à quoi ça sert? Moi les collants je les mets avec des jupes, des robes (et éventuellement sous un jean pour partir dans des pays froids mais ça n'est pas mon utilisation première). Si c'est juste pour tenir chaud sous un pantalon, le collant va perdre de sa glamouritude... Surtout sur des mollets poilus... Mais si ça peut aider les hommes à comprendre l'angoisse que constitue "la-phobie-du-collant-filé-il-faut-que-je-passe-chez-moi-pour-changer", alors c'est déjà ça...

Vous avez dit "débat participatif"?

Je regarde Mots croisés, on parle des "débats participatifs" de Ségolène Royal. Laurent Joffrin dit que TF1 a organisé un "débat participatif" ce soir avec Nicolas Sarkozy, que c'est un peu la même méthode que la candidate socialiste... Il y a des pour des contre et là je commence à être prise d'un doute : c'est quoi un "débat participatif"? Alors oui sarkozy était face à des citoyens, ces derniers posaient des questions au candidat, lui disaient ce qu'ils pensaient de ses idées, lui disaient ce qu'ils voulaient, lui posaient des questions...
Et là Yves Salesse en rajoute "nous aussi on fait des "débats participatifs" depuis deux ans"... Alors il s'explique : ils organisent des grandes réunions où les gens s'expriment... Des débats quoi. Des moments où les gens parlent, partagent ou confrontent des opinions.
Coup d'oeil au dictionnaire pour m'apaiser : "débat, n.m., examen d'un problème entraînant une discussion animée, parfois dirigée, entre personnes d'avis différents". Älors pourquoi rajouter "participatif"? C'est un peu redondant non? Un débat avec une seule personne ça paraît maigre d'après moi... Surtout que la définition de "participatif" dans le Larousse peut laisser pantois... "adj. Qui correspond à une participation financière". Ah bon.

lundi 5 février 2007

Bio et petites contradictions

Me voilà lancée dans mon enquête sur le bio... Pourquoi le bio me direz-vous? Et bien justement parce que je ne suis pas du tout dans la bioattitude. En gros je veux partir sur le bioégoïsme (concept de mon cru : "Je mange bio pour protéger Ma petite personne parce que J'ai peur des maladies, J'ai peur des allergies, et puis c'est tendance, mais quand même j'aime bien Mon 4X4 en ville") et le Bio-"il faut sauver la planète, aimer José Bové, mettre sa voiture à la casse, tuer le capitalisme..." bref la vraie bioattitude. La chasse au faux-bio est donc lancée.
Je viens de faire ma première interview et ça me fascine. Florilège : "Il ne faut pas consommer de lait : le lait de vache c'est pour le veau, pas pour l'homme, le lait de la femme, c'est juste le bébé qui le boit, pour la vache ça doit être pareil! Et en plus c'est mauvais pour la santé (ça donne des boutons, ça rend la peau sèche, ça abîme les os, et ça donne de l'arthrose...) en revanche j'aime bien le fromage de brebis". Et l'agneau dans tout ça?
"Je vais bientôt devenir végétarienne car je n'aime pas manger de la mort". Donc un régime avec peu de viande, "mais je mange du poisson tous les jours". Depuis quand le poisson n'est pas un animal mort?
Une philosophie imparable... Demain je continue ma quête !

Un peu de sérieux dans cette campagne

Voilà un site qui permet de comparer les programmes des candidats. Bon il manque pas mal de candidats mais c'est un bon début... Après tout on ne connaît pas encore tous les programmes, ni même tous les vrais candidats...

Toi aussi deviens José Bové

Les merveilles du Net, on peut jouer au candidat altermondialiste du Larzac ici, sans risquer la prison pour de vrai !

Marketing électoral


Les Jeunes UDF se lancent dans le marketing électoral en lançant un calendrier qui se veut sexy, audacieux, écolo, européen, démocrate, républicain, responsable et j'en passe (un mot pour chaque mois évidemment !)... Ca aurait pu s'appeler les Dieux du centrisme !

dimanche 4 février 2007

L'humeur du jour...

Le cadeau du dimanche...



D'autres clips du même genre ici. Un régal !

La "bonne idée" de la semaine

José Bové veut être candidat à la présidentielle "pour battre la droite". Qu'il fasse bien attention de ne pas battre la gauche...

Parce que nous le valons bien...

Vincent MacDoom a déjà préconisé l'utilisation de son sperme personnel pour garder la peau douce. Il a la chance "d'avoir le petit robinet", comme il dit.
La série Nip/Tuck a déjà vanté les mérites d'une crème de jour à base de sperme humain.
Et bien maintenant découvrez le sperme de taureau pour sublimer l'éclat de vos cheveux. C'est naturel, hypoallergénique, non polluant, sans produits cancérigènes, ça n'utilise pas de vieilles carcasses animales issues de l'équarissage... bref, c'est propre (!)
Je suis un peu déçue de ne pas avoir plus d'infos : faut-il rincer le produit? Combien de fois par semaine faut-il appliquer cette mixture?... Et surtout on ne sait pas comment le coiffeur a eu cette idée un peu loufoque, après avoir essayé "l'huile de truffe et les avocats sauvages"...
J'ai juste envie de dire vive la nature! Et je tiens aussi à rendre hommage à ce bon vieux Lavoisier qui a dit un jour du 18e siècle : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". A quand des subventions européennes pour soutenir ce nouveau type de production agricole?
Et moi maintenant j'attends une pub avec Penelope Cruz qui vanterait les mérites des produits L'Oréal à base de sperme de taureau ! Ca serait glamour à souhait !

PS : Mais attention, petit rappel à l'attention des citadins : un taureau c'est méchant et dangereux, n'essayez surtout pas d'aller chercher le produit miracle à la source par vos propres moyens !

samedi 3 février 2007

Le grand inspirateur

Et dans un souci d'équité...

En tant que future journaliste, il faut bien favoriser toutes les sensibilités, même si la force comique de cette chanson est largement inférieure à la reprise de Claude François. Aimé ou détesté, il faut croire que Sarkozy inspire la chanson française. C'est peut-être l'effet Johnny Hallyday !

Après les tongs UMP...


Où vont-ils chercher tout ça... Ca se passe de commentaire... Reste à savoir si c'est du premier ou du second degré, mais vu la motivation je me dis que ça doit être sincère... Me vient alors une question existentielle : si Claude François était encore en vie, serait-il sarkozyste?

I'm back...

Après des semaines d'embrouilles entre Free et France Télécom, me voilà enfin de nouveau connectée avec la civilisation électronique depuis mon studio lillois. Je ne reviendrai pas sur cette étape douloureuse de mon existence, cet enchaînement de galères pour finir par avoir une connexion presque 4 mois après avoir emménagé à Lille. Je n'ai qu'une chose à dire : c'est pas trop tôt ! Quelle joie de redécouvrir les plaisirs simples du surf sur sa chaise de bureau !