dimanche 29 juillet 2007

Petits arrangements entre amis (et avec la démocratie)

Un député UMP veut laisser sa place à Dominique de Villepin pour qu'il ait droit à l'immunité parlementaire dans l'affaire Clearstream ! Non et puis quoi encore? L'ex premier Ministre n'a pas encore dit s'il allait accepter cette proposition ou pas. C'est beau ces gens prêts à tout pour protéger leurs amis en politique... Quitte à ce que ça ne soit pas franchement clean(stream).
Alors ce qui serait énorme c'est que Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault, démissionne et que Villepin ne soit pas élu ! Comme ça il aurait droit à la douche froide en se faisant battre et hop direct au tribunal!

vendredi 27 juillet 2007

Dépot-trottoir



Hier matin, impossible de marcher sur le trottoir de la rue de Soubise ! Un horodateur était même pris en otage. Tout ça à cause d'une baignoire, d'un bidet, de meubles démantibulés, de matelas défraîchis, d'un vieux téléviseur, d'un écran d'ordinateur dépassé ou encore de patins à roulettes d'enfants qui encombraient le passage. Un vrai capharnaüm. Il y avait de quoi reconstituer un appartement. Heureusement, l'après-midi tout est rentré dans l'ordre. Et les piétons ont pu se réapproprier le trottoir, même s'il fallait encore slalomer entre les restes d'armoire. Et du passé faisons table basse?


* Voilà une R'Humeur, autre rubrique "lâchage" de la voix du nord. Le but du jeu ? Trouver une photo et écrire un petit texte qui va avec... Les jeux de mots pourris qu'on ne se permettrait pas dans un article sont les bienvenus. (le "aux balcons citoyens" en faisait aussi partie)

Panne sèche?

Le chef a dit "pas de "bonjour" sur le temps ni la circulation ni sur Jean Bart : c'est éculé!". Certes, mais depuis trois semaines que je suis à Dunkerque, j'ai vu beaucoup de pluie, de travaux et de Jean-Bart à toutes les sauces (place, collège, cabines de plage, porte-photos...) Alors, imaginez la place Jean-Bart en travaux un jour de pluie! Quelle source d'inspiration face à l'angoisse de la page blanche ! Car le "bonjour" est un exercice difficile quand on n'a pas d'idée lumineuse. Et puis d'abord que font les Dunkerquois quand ils se croisent dans la rue? Ils se demandent si ça va, embrayent sur le temps calamiteux du mois de juillet et se plaignent des problèmes de circulation. Alors, Dunkerquois, je vous ai compris.


* Le "Bonjour" c'est le petit billet qui ouvre chaque édition de La voix du Nord... Et quand il faut s'y coller, c'est la panique dans la rédaction. Une brise souffle quand le couperet tombe... "Qui fait le bonjour????"

mercredi 18 juillet 2007

Aux balcons citoyens !


Le jour de la fête nationale, rien d'anormal à voir des drapeaux bleu blanc rouge un peu partout à Dunkerque. Dans les rues, sur les monuments aux morts, rien que de très banal pour 14-juillet. Sauf que certains habitants se sont également pris au jeu patriotique... à domicile, en accrochant le drapeau national sur leur balcon.
L'histoire ne dit pas ce citoyen a voulu suivre les consignes de Ségolène Royal (qui préconise un drapeau français dans chaque foyer, à sortir le 14 juillet) ou s'il a voulu rendre hommage au président Sarkozy, en mettant côte à côte les drapeaux français et européen, à l'image du défile militaire sur les Champs-Elysées.
Drapeau au balcon, feu d'artifice à la maison?

samedi 14 juillet 2007

Un 14-juillet new look

Des armées européennes pour le défilé sur les Champs-Elysées le jour de la "fête nationale" et un grand concert gratuit de Michel Polnareff sur le Champ de mars (de 58 à 83 euros pour le concert de Polnareff à Dunkerque le 8 août prochain pour vous donner une idée...) avec Bob Sinclar en première partie... Le 14-juillet revu et corrigé par Nicolas Sarkozy est sacrément dépoussiéré... Je dis chapeau... Ca c'est de la rupture, et pour le coup ça ne fait pas de mal.

Schepman : "Nos initiatives locales feront boule de neige"

Jean Schepman, vice-président du conseil général du Nord, a été désigné par l'Assemblée des départements de France pour participer aux travaux préparatoires du "Grenelle de l'environnement". Il siégera dans l'atelier "changements climatiques et énergie", qui rendra ses propositions à la fin du mois de septembre.

Quelles actions concrètes allez-vous promouvoir au sein de cet atelier?
Je vais présenter le travail réalisé dans le cadre de l'Agenda 21 du Nord. Je montrerai ce qui peut être étendu au niveau national. Dans le département, nous avons effectué un audit sur 430 bâtiments publics pour économiser au mieux l'énergie. Et avec un budget de 30 millions d'euros nous menons des activités très concrètes. Nous avons déjà remplacé 800 lampadaires, en passant d'ampoules de 500 à 30 watts. Et nous avons installé au conseil général des lampes avec détecteurs de présence, dans les toilettes notamment, pour que la lumière ne soit pas allumée en permanence.

Quels sont les autres moyens pour économiser l'énergie?
Nous avons installé des robinets pressoirs plsu économes en eau et installé des puces sur les compteurs pour détecter les moindres fuites. Ca passe également par l'installation d'ordinateurs équipés de systèmes de veille spéciaux, la changement des systèmes de chauffage. Il y a plein de choses simples à faire. Notre but est d'économiser 50% de notre consommation énergétique en 5 ans, ce qui représente une économie de 850000 euros.

L'environnement est un thème à la mode. N'avez-vous pas peur que ce "Grenelle de l'environnement" soit juste une opération de communication?
Je suis très optimiste. Mon rôle en tant qu'élu est de faire bouger les choses. Nos propositions seront très faciles à mettre en oeuvre au niveau de l'Etat. D'autant plus que ça permet d'économiser de l'argent : ça intéresse toujours! Je fais confiance à Jean-Louis Borloo. Si, avec Sarkozy et Hulot, ils disent "allez, on fait tous un effort", les gens suivront. Et je crois qu'il faut être à la fois coercitif et incitatif avec les collectivités et les entreprises. C'est la panique au niveau planétaire, il faut vraiment qu'on bouge. Je crois à l'effet boule de neige de nos actions locales.

Le "Grenelle de l'environnement" prévoit un plan d'action sur 5 ans. Vous pensez quon peut inverser la tendance en si peu de temps?
Etant donné qu'on accélère le réchauffement climatique par nos consommations énergétiques, si on ralentit la cadence, on va réduire notre empreinte écologique. On me reproche d'être catastrophiste mais il faut être honnête : les gens doivent savoir que la maison brûle. A Dunkerque, par exemple, si on ne fait rien, nos enfants auront de gros problèmes avec la montée du niveau de la mer, d'ici 50 ou 100 ans.

jeudi 5 juillet 2007

Inculte story

Je suis en train de regarder Secret Story (c'est affligeant je sais) mais c'est les candidats qui sont affligeants surtout : quatre nanas sur cinq sont incapables de citer le nom du Premier ministre. Deux sont incapables de donner la date de la prise de la Bastille. Plus simple, la recette de la mayonnaise. Mais une seule sur quatre arrive à donner la composition ! Laly, pour ne pas la citer, veut même mettre de la farine dans la mayonnaise !
Elles sont nettement plus à l'aise pour se trémousser en bikini...
C'est juste affligeant. Je sais bien qu'on a l'impression que c'est Nicolas Sarkozy le Président et super Premier ministre mais quand même ! Etre incapable de donner le nom du Premier ministre alors qu'on en a parlé pas mal avant qu'ils ne rentrent dans le loft de TF1, je trouve ça vraiment choquant. Et ils n'ont même pas honte d'être bêtes à manger du foin ! Il y a des limites entre "ne pas s'intéresser à la politique" et être complètement à côté de la plaque. Qu'elles ne connaissent pas le nom du porte-parole du gouvernement, passe encore (c'est Laurent Wauquiez), mais le Premier ministre, c'est quand même le minimum...

Quand les journalistes tapinent...

Troisième jour de stage à la locale de Dunkerque de la Voix du Nord, et bam un micro-trottoir. Le sujet "Est-ce que le Tour de France vous intéresse toujours malgré les affaires de dopage?". Ok, ça aurait pu être pire comme question du genre "que pensez-vous d'une réforme de l'assurance maladie?" (faite du temps où je bossais pour la radio Lyon 1ère). Heureusement que ce jour-là j'étais tombée sur une copine de sciences po pour me sauver la mise et répondre le seul truc cohérent de mon micro-trott... C'est du bidouillage d'information? Ca m'étonnerait puisque à la base le micro-trott, ça n'est pas de l'information !!!!
Mais bon voilà, le Tour passe à Dunkerque, du coup on va faire deux pages spéciales samedi et dimanche, il y aura donc un micro-trott le dimanche, veille du jour J. Après tout le Tour est une épreuve populaire alors c'est bien de savoir ce que les gens en pensent. Et puis les titiller sur le dopage tout ça. Ok.
J'avoue ça n'est pas mon exercice favori : d'abord parce qu'on n'apprend rien dans un micro-trott qui est purement et simplement une succession de "moi je", et ensuite parce que c'est un calvaire pour trouver des gens dans la rue volontaires pour dire un truc (souvent bateau, parfois inintéressant, de temps en temps carrément à côté de la plaque) sur un sujet auquel ils ne connaissent rien et auquel ils n'ont jamais réfléchi (cf la réforme de l'assurance maladie...) et sur lequel ils n'ont pas d'avis. Ou alors un avis trouvé à la va-vite devant le journaliste pressant.
Là au moins avec le dopage les langues se délient plus facilement. Mais je me souviens de calavaires micro-trottoiresques à Nevers pour le Journal du Centre, à Lyon pour la radio pour trouver 4 personnes volontaires pour se faire prendre en photo ou parler dans un micro. Des heures à arpenter les rues, à se prendre de vents, des "ah oui mais je veux pas de photo", des "de toute façon les journalistes détournent tout ce qu'on dit". Bref, l'angoisse du journaliste, c'est le micro-trottoir. Justement parce que n'est pas du journalisme. Et puis quand je fais un mirco-trott j'ai presque l'impression de faire le tapin.
C'est bête mais c'est comme ça. C'est vrai c'est un peu faire le trottoir en proposant aux gens de passer cinq minutes avec nous, puis de partir comme ils sont venus, on n'a rien à faire d'eux, ils n'ont rien à faire de nous, on les utilise pour remplir une page de journal comme les prostituées utilisent leurs clients pour remplir leur porte-monnaie...

Mais à Dunkerque, les gens aiment les micro-trottoirs. Sur la dizaine de personnes que j'ai interviewées, seul le premier (un vieux monsieur assis sur un banc qui me parlait limite en dunkerquois a refusé parce qu'il n'aime pas le vélo) a dit non. Après, j'ai arrêté des gens dans la rue et ils étaient contents "et je vais passer quand dans le journal?", "j'irai l'acheter dimanche !", "je suis pas là le jour du Tour mais je veux répondre quand même". J'ai entrepris tout une bande de jeunes en me disant "ils vont t'envoyer chier mais bon comme ils sont huit, on ne sait jamais". Et bien ils étaient au moins 4 à vouloir répondre ! C'est moi qui ai dû mettre des vents. Du jamais vu dans mon expérience micro-trottoiresque !! "Ah non désolée, c'est ton frère, je peux pas vous avoir tous les deux".

Je suis rentrée au journal au bout d'à peine 40 minutes (et entre temps j'ai même eu le temps d'aller prendre une photo pour un autre papier !). Un collègue m'a dit : "les Dunkerquois n'ont aucune pudeur." Ca doit être ça. Toujours est-il que ça m'a permis de me débarrasser de ça vite fait bien fait pour aller faire autre chose de plus intéressant !

PS : le seul autre endroit où les gens étaient open du micro-trottoir c'était à Malte : j'en ai fait un seul en 5 mois (merci !!!!! un seul !! du jamais vu) et c'était sur l'agonie du Pape. Les gens ont tous répondu (voire se sont presque mis à pleurer). Normal pour un pays catholique à mort (!)

mercredi 4 juillet 2007

Off ?

En stage à Dunkerque pour l'été, je n'ai pas trop le temps de blogger... Mais je vais mettre en ligne certains de mes articles qui paraissent dans La Voix du Nord, histoire de ne pase laisser ce blog mourir de faim pendant l'été !
Et vive Jean Bart ("la" personnalité de Dunkerque... là-bas on en mange à toutes les sauces et ça sera bientôt l'occasion d'un papier...)